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« L’art difficile d’évoluer est intimement lié à la capacité à reconnaître et utiliser les critiques », dixit Olivier Lockert. Sans critique, pas d’évolution, donc. Pour cette raison, ce Portail se veut d’abord un espace de critique, ensuite d’information, sur la musique congolaise dans ses différentes déclinaisons. Sur ses acteurs d’hier et d’aujourd’hui.
Nul besoin de rappeler que la musique congolaise se caractérise par la RUMBA, déformation hispanique du mot koongo « Nkumba ». En français, le nombril. En effet, la Rumba, avant d’être un genre musical, signifiait à l’origine « la danse du nombril contre nombril », une danse popularisée en Amérique latine par les esclaves originaires du royaume Koongo (prononcer : kôngo). La Rumba a parcouru un long chemin ; et d’aucuns pensent que c’est un genre fini. Erreur. La Rumba demeure le point d’équilibre de l’homme debout, le rappel au cordon qui relie tout homme à MAMAN et à VIE. Oui, la Rumba est un gisement moyennement exploité. Alors, ici, nous tenterons de faire de la critique de la Rumba congolaise un « art aisé », c’est-à-dire « constructive ». Un seul objectif : forer davantage le gisement de la Rumba, un gisement empli de multiples trésors. Bien sûr, nous n’oublierons pas les autres genres de la musique congolaise… Bien sûr, nous n’oublierons pas la poésie, la prose, le théâtre, le cinéma, la sculpture…, des chansons langoureusement silencieuses. Bref, KongoMusic sera l’espace de l’art