Biographie Musicien

Papa Noël

Discographie

Nedule Montswet dit : Papa Noël

Nedule Papa Noël est inscrit sur la liste des grandes vedettes de la musique congolaise. Quand on parle de Nedule Papa Noël, on pense certainement à un artiste-musicien, un des grands guitaristes et l’un des auteurs les plus inspirés et les plus féconds de la musique congolaise moderne. Il a derrière lui une longue carrière de plus de 50 ans, riche en succès. Ses oeuvres de haute facture intellectuelle versant par moments dans la philosophie.

On l’appelle affectueusement par ses amis et collègues « Ya Nono ». Antoine-Emmanuel Nedule Montswet dit Papa Noël, est né le 25 décembre 1940 à Kinshasa. Il fut baptisé Noël, parce qu’il était né le 25 décembre, le jour de la fête de noël. Lors de ses rares présences à Kinshasa ile passe pas inaperçu car très sollicité des émissions radio et télé de la capitale congolaise. Et beaucoup de gens qui aimaient ses chansons, sans pour autant savoir que c’étaient ses compositions, le découvrent  travers ces émissions.

Grand guitariste, auteur et arrangeur, le nom de Nedule Papa Noël est inscrit sur la liste des grandes vedettes de la musique congolaise. Dès son jeune âge, il fera des navettes entre Kinshasa et Brazzaville, afin d’apprécier et d’admirer les grands talents de la musique congolaise. Il apprend la guitare aux côtés de Manoka Souleymane dit De Saďo, Albert Kasongo, Georges Dula, Adou Elenga, etc. Il est influencé par Manuel D’Oliveira, Bowane, Leon Bukasa et Dewayon Ebengo dans les années 50, avec ses amis Raymond Braink Kalonji et El Mededor. L’avenir semble incertain mais la musique exerce une influence sur lui. Il prend des contacts avec les vedettes de la chanson léopoldvilloise. C’est Jean de la lune Daniel Loubelo qui lui met le pied sur l’étrier. Il lui montre le Do majeur de la guitare. Après ses humanités, Antoine Nedule ne s’adonnait assidument à la musique.

On le trouvera dans Rock’A Mambo de José-Philippe Lando Rossignol en 1957, oů ils jouent chez Rocky ;  Leon Bukasa dirigeait un groupe de jeunes guitaristes de Léopoldville, l’invite pour intégrer le groupe. Il propose au jeune Nedule un plan de travail et un contrat de collaboration. Il est engagé chez Bukasa, oů il trouve les guitaristes Albino et Mwena. Il tente sa chance dans cet orchestre. C’est là qu’il complétera ses connaissances dans la pratique de la guitare. Sa mère lui offre une guitare, le jour de son anniversaire. C’est grâce à cet instrument que le débutant Nedule passera de l’amateurisme au professionnalisme, en brûlant sans trop de peine les étapes. Lors de ses productions dans des bars de Léopoldville, Papa Noël accompagne le virtuose Bukasa, avec succès.

Il réalisa son premier disque en 1958 dans le groupe de Bukasa. Mais c’est la chanson « Clara Badimuene » de Bukasa, sortie dans les éditions Ngoma 1958 s’annonce comme l’année prometteuse de la carrière musicale du jeune Nedule. Ce dernier joue un rôle important pour la première fois au studio. Sa collaboration avec Léon Bukasa lui vaut des éloges de tout genre. Cette école a fait de lui un grand guitariste soliste.

Il abandonne Léon Bukasa pour rejoindre Rock’A Mambo de Lando Rossignol en 1958. Il est surnommé Johnny Noël par Rossignol. Selon lui, Rock’A Mambo, c’était l’orchestre le mieux organisé à cette époque là. Il rentre au moment oů Tino Baroza, le soliste de cet orchestre est absent du pays, il le remplace valablement. Au même moment, Guy-Léon Fylla, le patron de l’orchestre Makina Locale le sollicite. Il l’emmène à Libreville, où ils séjournent pendant une année. C’était vers la fin de l’année 1959. D’ailleurs, Il évoluera de 1959 en 1968 dans plusieurs orchestres. Arrivé àŕ Pointe-Noire, l’artiste musicien, auteur, chansonnier et clarinettiste Essous Jean-Serge le prend et l’engage dans les Bantous de la Capitale.

Ils enregistrent au studio Fonior de Brazzaville que dirigeait Roger Izeidi. La premičre chanson qu’il joue dans les Bantous de la Capitale fut « Muana mama Adele », oeuvre de Essous. Il n’était pas le seul congolais de Léopoldville dans cet orchestre. Il y était avec le chanteur Jojo et l’accompagnateur Jacques Jackie.

Le Grand Kallé Joseph Kabasele épouse sa femme, la belle Cédèlle en 1961. Le mariage a lieu au restaurant du Zoo à Léopoldville. Les Bantous de la Capitale agrémente la soirée. A leur retour ŕ Brazzaville, ses amis lui disent qu’ils n’ont plus confiance en lui, parce qu’il s’entretenait beaucoup avec Grand Kalle le jour du mariage. Déçu, il rentre à Léopoldville pour un temps. Pendant que Nicolas Kasanda, Roger Izeidi et Rochereau Pascal Tabu montent l’African Jazz aile Nico, et quatre mois après sa divergence avec ses amis de Brazzaville, Papa Noël intègre l’African Jazz de Joseph Kabaselé

Lors d’une tournée à Bukavu en 1961, il rencontre la demoiselle Anasthasie Ngoy, une fille de Lubumbashi, qui travaille à la radio, et qui sera son épouse et la mère de ses enfants. Aprčs plusieurs tournées et plusieurs enregistrements, il quitte Kabasele, il crée Super African Jazz durant son séjour à Bukavu. A la suite de la dislocation de son groupe, il se rend à Kinshasa puis Brazzaville. Il frappe à la porte des Bantous, qui refusent de l’enrôler de nouveau. Il repart à Kinshasa pour Bukavu. A son retour, Bombenga l’accueille à l’aéroport. Jean Bombenga dit Jeannot Lolango, lui aussi un ancien d’African Jazz. On lui colle le surnom de « pigeon voyageur » ou « oiseau volant », à cause de ses va-et-vient d’un orchestre vers un autre qui dénotent l’instabilité qui le caractériserait. Ce comportément lui a fait perdre certaines sympathies.

Avec la création de Vox Africa, il recrute Sam Mangwana, Dalienst Ntesa et Aladji Baba. Quelques temps plus tard en 1968, il quitte Vox Africa. Il est opportunément remplacé par Seyo Souza, l’actuel Souzy Kaseya, qui arrive de sa province natale, le Katanga. Il monte l’orchestre Bamboula, ce nom provient du rythme de chant des esclaves noirs au 15čme sičcle.

Bamboula compte en son sein plusieurs jeunes de la nouvelle génération dont : les chanteurs Blaise-Pascal Wuta Mayi, Pierre, Aimé Kiwakana, la chanteuse Antoinette Etisomba, le bassiste Decca, le trompettiste Jean de la Croix, le saxophoniste Jeff Lunama, etc. c’est dans Bamboula que démarre un peu plus tard Bozi Boziana.

En 1969, à la suite un concours organisé par le Ministère de la Culture, l’orchestre Bamboula est retenu pour représenter le Congo-Kinshasa, au Festival d’Alger. Composition du groupe : Blaise-Pascal Wuta Mayi, Pierre, Aimé Kiwakana, René Mosengo, Jojo, Mapolo, Flamy, Magot, Bosmen, Francis, Mavando, Papa Noël, Bopol Mansiamina, Nico, Silis, Mangenza, Jean de la Croix et Gustave. Au retour d’Alger, Nedule Papa Noël remit la guitare au placard. C’est la fin de l’orchestre Bamboula.

En 1973, Nedule Papa Noël fut choisi pour tre le Directeur Artistique de l’Anthologie de la Musique congolaise (Zaïroise) Moderne, éditée par le bureau de la Présidence de la République. Ce double album comprend une vingtaine Chef d’oeuvres des pionniers de la musique congolaise moderne. Notamment : Manoka Souleymane De Saďo, Albert Kasongo, Manuel D’Oliveira, Camille Feruzi, Léon Bukasa, Adou Elenga, Lucie Eyenga, Antoine Wendo Kalosoyi, etc.

En 1976, Franco Luambo Makiadi le coopte  dans le Tout-Puissant O.K Jazz où  Papa Noël participera à la réalisation de plusieurs oeuvres. Et, il a pu y s’exprimer valablement en tant que chansonnier et auteur des oeuvres discographiques. Des succès comme « Tangawisi », « Bon samaritain », « Bijou », « Sisika », etc., ont prouvé qu’il est et restera l’un des plus grands auteurs et compositeurs de la chanson congolaise. Il quitte l’O.K Jazz en 1988. Et, la même année, il réalise et lance l’album « Makolo tambola », qui fut un hymne au travail ou le procès d’une société en déliquescence.

En 1989, il s’envole pour l’Europe. Il enregistre l’album « Haute Tension » en 1994, qui était suivi en 2000, par « Bel ami », une rétrospective, à l’occasion de ses 60 ans. De 1995 en 1998, il accompagne Sam Mangwana à travers des tournées en Amérique. En 1998, il arrange l’album « Galo Negro », le Coq Noir de Sam Mangwana, dans lequel il imprime la chanson « Balobi », dans une musique acoustique de qualité. Il travaille aussi avec Mose Fanfan et joue et fait des arrangements musicaux du groupe « Kékélé ».

A Cuba, il collabore avec l’artiste-musicien Papi Oviedo. De la fusion entre les deux musiciens de talent est sortie l’opus « Bana Congo », enregistré à La Havane sous la bienveillance de son producteur Tumi music qui ne le lâche plus. Membre fondateur de Kékélé, il semble vouloir garder son indépendance pour construire une carrière solo. Il réalise avec le concours d’une cyrielle de musiciens professionnels de grande pointure comme Manu Dibango et le feu Sultan Zembella un album, un concentré de son savoir faire, une merveille : Café noire. N’ayant plus rien à prouvé, il rejoint ses compagnons dans Kékélé. On le voit le 12 juin 210 à la première édition du Showcase & care : ParisRumba de Femoca où il inaugure sa guitare spécialement conçu par et pour lui par le grand luthier français d’origine congolaise, David Glenn. Jouer sur une guitare David Glenn, qui a acquis sa réputation mondiale pour compter parmi ses clients exigent un des grands guitaristes comme Johnny Hallyday n’est pas rien.

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